Le lecteur se trouve transporté dès le début de ce roman dans un centre mi-pension mi-prison où une petite fille semble vivre un enfer. Complètement associale, amnésique, elle refuse toute forme de chaleur humaine. Comment a -t-elle pu en arriver à un tel comportement?

L'auteur qui nous avait habitué à des textes corrosifs mais légers (cf: une pièce montée) nous prouve qu'elle peut exceller également dans un registre plus sombre. Nous suivons l'évolution de Lila en espérant la voir grandir plus sereinement.

L'auteur apporte une touche d'originalité à son roman en plaçant l'action dans un futur plutôt inquiétant. Les livres sont interdits car jugés dangereux pour la santé, les intellectuels n'ont plus leur place...

une belle réflexion sur la société, une ballade judicieuse...

 

Que faire, quel comportement adopter quand la chair de sa chair vient de perdre l'être aimé dans un accident?

Voici le questionnement par lequel débute le très touchant roman d'Agnès Desarthe. Jérome, père de famille divorcé, enfant trouvé, va tenter de se rencontruire lui-même afin de réconforter sa fille de 18 ans ,Marina, touchée trop tôt par la souffrance.

Une introspection du héros commence alors où viennent se greffer un inspecteur de police et une écossaise farfelue.

La relation père fille ainsi que le sentiment d'impuissance face à une situation tragique sont très bien décrites.

Un très bel ouvrage où se dévoile une fois de plus la fibre psychologique de l'auteur.

Le crime de Martiya Van der Leun Albin Michel

Qu'est-ce qui a pu pousser Martiya Van der Leun, brillante anthropologue américaine, à assassiner David Walker, un missionnaire, avant de se suicider dans la prison thaïlandaise où elle purgeait sa peine ? Fasciné par ce fait divers, Mischa, un jeune journaliste récemment installé en Thaïlande, entreprend une véritable enquête sur le passé de la meurtrière et de sa victime. Elle va le mener jusque dans les montagnes du nord, chez les Dyalo, la tribu dont Martiya avait adopté les croyances. Parmi eux, il trouvera peut-être les réponses à ses interrogations sur la foi et la science, le bien et le mal, le primitif et le civilisé.

Mischa Berlinski nous transporte dans le monde de l'anthropologie à travers des personnages tous aussi fascinants les uns que les autres. De l'homme tribal aux missionnaires, l'analyse des croyances de chacun nous emporte petit à petit dans une intrigue complexe mais passionnante.

 

 

 

LES POCHES POUR L’ETE

 

 

 

Pour son quarantième anniversaire, Antoine offre à Mélanie, sa cadette, un week-end à Noirmoutier où, enfants, ils passaient leurs vacances. Soudain, sur la route du retour, c'est l'accident. « Ma sœur voulait me dire quelque chose... Tout est arrivé si vite », explique Antoine au chirurgien. Seul dans la salle d'attente, l'angoisse au ventre, il fait le bilan de son existence : sa femme l'a quitté, ses ados lui échappent, son métier d'architecte l'ennuie comme ses aventures d'un soir, et son père, vieillard tyrannique, lui empoisonne l'existence. Comment en est-il arrivé là ? Pourquoi ce manque de confiance ? Et surtout, que voulait lui révéler sa sœur ? Alors que Mélanie se remet, Antoine tente d'apprivoiser ce boomerang du passé qui revient empreint de vérité sur leur mère, morte il y 35 ans. Mais c'est sa rencontre avec une embaumeuse sexy, juchée sur une Harley Davidson, la sensuelle et fine Angèle, qui saura redonner un sens à sa vie.

 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

 

 

Hier soir, nous étions encore en 1988. Jeudi 12 mai. Un jour de décalage. C'est noir sur blanc, et ça veut dire que douze années se sont écoulées. En 1988, où je crois être encore, je viens de rencontrer Pablo. Mais en 2000, où je viens d'arriver, nous avons deux enfants. Mais moi, où suis-je dans tout ça ?je ne me souviens de rien... Sinon du septième étage d'une rue de Montmartre. Je revois Pablo m'emmenant sur le balcon admirer le Sacré-Cœur. Pablo, la tête enfouie dans mon corsage, hurlant au milieu des fleurs qu'il me désire. Pablo qui, pour l'instant, est mon seul lien avec la veille. Que s'est-il passé pendant douze ans ?

No et moi, c’est une rencontre merveilleuse avec Lou , adolescente surdouée de 13 ans. Coincée entre une mère à la dérive et un père qui force la bonne humeur, elle aborde sa 1ère année de lycée avec réticence et timidité jusqu’à sa rencontre avec No…

 

 

Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.
C'est en maître de l'humour décalé qu'Alan Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

 

 

 

 

 

Le 44 Scotland Street semble désormais bien vide après les départs de Bruce pour Londres et de Domenica pour le détroit de Malacca et ses pirates. Heureusement, les solos de saxophone continuent de résonner à travers les étages de l'immeuble, d'autant plus régulièrement qu'Irene a réussi à faire entrer Bertie (au grand dam de celui-ci) dans l'Orchestre d'Adolescents d'Edimbourg ! Pendant qu'il s'offre une échappée bien méritée à Paris, Matthew tente en vain de lutter contre les sentiments que lui inspirent Pat, qui se serait bien passée quant à elle de tomber amoureuse du copain de sa nouvelle colocataire... Chroniqueur hors pair, Alexander McCall Smith nous régale une fois de plus des aventures hautes en couleur de Big Lou, Matthew, Bertie, Cyril, Angus, Pat et les autres.

 

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